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Feux de navires

Créée en 2004, l’Unité Feux de Navires (FDN) a son siège au CSP Lorient, mais des qualifiés FDN sont également affectés au CS Hennebont, et quelques correspondants FDN (niveau FDN2) ont été formés dans les CIS de Quiberon et Le Palais (Belle-île) pour encadrer les actions réflexes en cas de feu sur un courrier des îles (navires à passagers desservant les îles).
L’unité FDN est opérationnelle H24 depuis le 1er janvier 2007, avec la capacité d’engager une unité d’attaque FDN (9 hommes), sous les ordres d’un FDN3.

 

Le personnel :

Chiffres actualisés au 1er janvier 2011 : 89 sapeurs-pompiers dont :
10 FDN3
25 FDN2
54 FDN1

Le matériel :

Berce FDN :
Le matériel spécifique FDN est conditionné dans une berce adaptée, mise en service en 2000.
Il comprend en particulier :
– 28 ARICO Triplair (marque MATISEC) à autonomie renforcée (12 dans la berce en permanence)
– 50 tenues de protection individuelles aluminisées FDN type Marine Nationale
– 10 casques équipés d’ostéophones pour E/R 400 MGHz
– 4 LDV 500 (DN 45) sécurisée (jet bâton bloqué par ergot)
– 2 ventilateurs hydrauliques / générateurs HF, à faible encombrement
– Des lignes guides sur touret, inversées (le touret reste à l’extérieur)- 1 caméra thermique

Barge incendie :
Une barge incendie, constituée de deux groupes pompes de capacité 1200 m3/H sur un flotteur alu de type catamaran, équipée de 6 lances canons et de déverseurs à mousse, utilisable en refroidissement de coque ou en noyage de cale à l’eau ou à la mousse.

FORMATIONS :
Les risques particuliers que génèrent un feu de navire ont amenés la DDSC à valider, en 2003, des scénarios pédagogiques de formation adaptés : FDN de niveau 1 (équipier), niveau 2 (Chef d’unité d’attaque), niveau 3 (Chef de Groupe / conseiller technique).

Formations initiales

Dés 1993, des personnels du CSP Lorient ont été envoyés en formation initiale feux de navires à Marseille, au BMPM. Ces formations se sont poursuivies jusqu’en 2002, avec un total d’environ 30 agents certifiés FDN.

En 2003, suite à la validation des nouveaux scénarios pédagogiques FDN par la DDSC, un partenariat est mis en place entre les SDIS 56 et 44 pour mettre en oeuvre localement des formations FDN1, avec des équipes pédagogiques mixtes 56/44 sur les sites de l’école départementale du 44 et de l’IFOPSE à La Roche Bernard (56). Les formations réalisées sont jugées satisfaisantes, et en 2004 des formations FDN2 viennent s’ajouter aux formations FDN1 (stage tuilé avec le FDN1). Des formations initales conjointes sont organisées régulièrement depuis cette date.
Les formations de niveau 3 sont organisées par le BMPM, à Marseille.


Maintien des acquis :
Pour figurer sur la liste d’aptitude annuelle, les agents qualifiés FDN doivent justifier de leur participation à la formation de maintien des acquis, avec au minimum :
▪ Une fois par an, une journée dite « fumée froide »,
qui comprend essentiellement un rappel des techniques
de base et des exercices à bord d’un navire.
▪ Une fois tout les deux ans, une journée « feux réels » sur le site de l’IFOPSE basée sur des exercices de reconnaissance et d’extinction.

Régulièrement, des séquences de validation hélitreuillage avec mise en oeuvre du lot héliporté FDN sont organisées en partenariat avec Dragon 56 et la SNSM.
Ces exigences minimales sont complétées ponctuellement par des exercices sur navires à quai ou en construction, voire sur navire en mer comme pour l’exercice « plan de secours à naufragés 2006 » qui s’est déroulé sur le navire à passagers qui dessert l’île de Groix.
Treuillage en mer sur vedette SNSM Groix

LA MISE EN OEUVRE OPERATIONNELLE :
Globalement, la lutte contre un feu de navire nécessite la mise en oeuvre d’une unité d’attaque FDN composée de 3 à 4 binômes FDN1, dirigée par un FDN2. Le rôle de COS ou de conseiller technique du COS est assuré par un FDN3. Les conditions de cheminement et de température, particulièrement éprouvantes, imposent des relèves régulières, ces interventions mobilisent donc un personnel important et sont fréquemment de longue durée.
Les règles précises de mise en oeuvre opérationnelle de l’unité départementale Feux de Navires seront définies par une annexe au règlement opérationnel départemental du SDIS 56 actuellement en cours de validation.
- Deux scénarios principaux sont à distinguer :

► Feu de navire à quai ou en construction :
La procédure normale d’intervention est appliquée avec l’engagement de l’unité d’attaque FDN appuyée par des moyens conventionnels.
La sécurité du plan d’eau est systématiquement assurée par une équipe SAV(sauveteurs aquatique) ou PLG.
A noter le cas particulier des ports excentrés comme Quiberon, Le Palais (Belle-île) ou Port Tudy (Groix) : dans ce cas l’unité FDN a un délai d’intervention important et il est nécessaire d’acheminer rapidement un élément de reconnaissance sur place pour juger de l’importance du sinistre. Le FDN3 d’astreinte dispose pour ce faire de « correspondants » FDN dans les CIS concernés (personnels qualifiés FDN2, mais sans matériel spécifique)

► Feu de navire en mer :
L’unité FDN du SDIS 56 peut également être sollicitée par le CROSSA, via le CODIS, pour intervenir sur un navire sinistré en mer. L’approche est alors tout à fait différente car les problèmes logistiques imposent une procédure adaptée : le module de reconnaissance héliporté est engagé pour effectuer une évaluation de la situation du navire (importance du sinistre, état du navire, possibilité d’accès à bord en fonction des conditions météo …) pour permettre au CROSSA de faire les choix stratégiques (priorité à la lutte avec engagement de moyens lourds ou abandon du navire).

PERSPECTIVES :
L’objectif initial qui était de disposer de moyens d’intervention adaptés aux risques spécifiques feux de navire pour faire face au risque d’incendie sur les navires à passagers desservant les îles du Morbihan et les navires en construction ou en escale sur la zone portuaire de Lorient est aujourd’hui atteint.
L’évolution de l’unité feux de navires se poursuit cependant, avec en particulier l’acquisition récente de combinaisons de survie pour sécuriser les hélitreuillages sur navires en mer. En outre, la coopération inter départementale avec les SDIS 29 et 44 reste un objectif central tant dans le cadre de la formation que dans le domaine opérationnel pour mutualiser et optimiser les moyens existants.


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